La confrérie est extrêmement active, les membres se rencontrent, discutent, échangent et travaillent ensemble et présentent leurs oeuvres pour la 1ère fois en 1849 à Hyde Park. Les spectateurs découvrent leurs thèmes mêlant profane et sacré, sujets venant de l'écrit et de l'actualité, leur uisage des couleurs claires, leur minutie attentive pour les physionomies et les costumes, leur admiration pour la poésie, le romantisme et la mélancolie.
jeudi 17 février 2011
les Préraphaëlites
mardi 15 février 2011
les expositions 2011
- Lucas Cranach : Musée du Luxembourg de Paris jusqu'au 23 mai
- Fra Angelico au musée Jacquemart André de septembre 2011 à Janvier 2012
- Le paysage à Rome au Grand Palais du 9/03 au 6/06 2011
- La photographie préraphaélite au Musée d'Orsay du 8 mars au 29 mai 2011
- L'épée, usages, mythes et symboles au Musée de Cluny de Paris du 28 avril au 26 septembre 2011
- Trône en Majesté au Château de Versailles du 1er mars au 19 juin 2011
- Louis de Boullogne au Louvre du 3 mars au 6 juin 2011
- La nature chez le Lorrain au Louvre du 20 avril au 18 juillet 2011
- Dans l'atelier des menus plaisirs du roi jusqu'au 24 avril 2011 aux Archives Nationales à Paris
- Rétrospective Kubrick à la cinémathèque de Paris du 23 mars au 31 juillet
- Et Lutèce devint Paris Crypte archéologique de Notre Dame du 15 mars 2011 au 28 février 2012
- Simon Vouët, un âge d'Or de la tapisserie Française aux Gobelins
La Dame à l'Hermine de Léonard
mercredi 19 janvier 2011
Le Pérugin. St Sébastien
Le Pérugin serait né en 1445 et mort en 1523 dans l'une des familles les plus riches et les plus influentes de Città del Piave, un bourg fortifié du territoire de Pérouse. Pérouse était à l'époque un important centre urbain plein de vitalité qui consacrait de fortes sommes à la réalisation d'oeuvres d'art publiques et privées.
C'est également l'époque qui bénéficie d'une évolution importante vers de nouvelles formes, de nouvelles conceptions de la lumière, de la disposition dans l'espace et de la perspective héritée de Fra' Angelico ou de Gozzoli.
On sait que Le Pérugin part très tôt pour Florence et que ce séjour est décisif dans sa formation dans l'atelier du Verrocchio (orfèvre, sculpteur et peintre) où il rencontre Ghirlandaio ou Filipino Lippi. La formation du Perugin doit également beaucoup à Botticcelli et qui se trouvait également au même moment en apprentissage dans l'atelier du Verrocchio. A l'époque, il était prévu que l'aprentissage dure 9 ans et c'est en 1472 que Le Pérugin s'inscrit à la Compagnie de St Luc, congrégation qui réunit les "Hommes qui exercent l'art de la peinture", fondée pour protéger les intérêts des peintres et leur garantir une certaine autonomie. Le Pérugin commence à exercer dans les grands centres de l'art (Rome, Venise, Florence, Pérouse).
La remise des clés à St Pierre. Chapelle Sixtine. VaticanLe mariage de la Vierge. Huile sur bois. Musée des Beaux Arts de Caen.
La composition présente un axe de symétrie central et vertical, avec au centre de cet axe une rotonde régulière qui accentue l'effet de symétrie. On a une construction en perspective qui consiste à reproduire de la 3D sur un support en 2 dimensions. Le peintre montre ici son savoir-faire, sa connaissance de la perspective. Il a une grande conscience de sa valeur et de ses connaissances. La période de la Renaissance est celle de l'intellectualisation de l'espace et des éléments entre eux. Le sujet du tableau : Marie très pieuse devait se marier; le prêtre choisit les prétendants celui qui doit l'épouser. Il avait demandé à tous de venir avec un petit bâton, sur celui de Joseph, une fleur pousse, c'est lui qui sera choisi par le prêtre pour être l'époux de Marie. Le peintre choisit de mettre en scène un moment surnaturel dans un environnement rationnel avec des personnages qui s'inscrivent dans une architecture mathématique. Les vêtements des personnages sont anachroniques, ils sont répartis de manière ordonnée, on les distingue par des contrastes de couleurs avec une grande volonté de clarté.
Le Pérugin meurt de la peste en 1523 alors qu'il travaillait à un petit tableau dans l'oratoire de l'Annunziata. Son dernier message va dans le sens d'un renouveau d'où émerge un artiste complexe, capable de s'adapter à ses commanditaires mais sans jamais se départir de son caractère et de sa fantaisie créatrice.